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10-03-2007 © LS
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Est-ce normale que la pression artérielle augmente avec l’âge ?

Depuis 1991, plus de 45’000 examens ont été effectués dans le cadre du Bilan & Conseil Santé (BCS) anciennement Unité Mobile de Dépistage (UMD).

Les résultats de ces examens constituent une source d’information unique en Suisse qui va permettre de faire régulièrement de brèves mises au point sur un sujet en lien avec la prévention et la promotion de la santé.

Est-ce normale que la pression artérielle augmente avec l’âge ?

La pression artérielle a été mesurée chez chaque participant. La figure indique les valeurs moyennes de pression artérielle systolique et diastolique en fonction de l’âge des participants au BCS. La pression systolique moyenne est de plus en plus élevée avec l’âge, passant d’un peu moins de 120-125 mmHg avant l’âge de 40 ans à plus de 135 mmHg passé la soixantaine. La pression diastolique s’élève jusqu’à la soixantaine puis s’infléchit pour diminuer progressivement. Chez les femmes, la pression systolique augmente en particulier après la ménopause.

Pourquoi la pression artérielle change avec l’âge ?

Les changements de pression avec l’âge observés chez les participants du BCS sont retrouvés dans la plupart des populations à travers le monde.

Plusieurs explications sont possibles : avec l’âge, lesnartères perdent de leur souplesse, se dilatent moins facilement, ce qui fait monter la pression systolique (et baisser la pression diastolique chez les plus âgés); la fonction des reins diminue avec l’âge, facteur qui fait aussi monter la pression ; l’excès de poids, qui est plus fréquent l’âge avançant, est aussi en cause.

Peut-on prévenir les changements de la pression artérielle avec l’âge ?

Oui ! Dans certaines populations qui ont une alimentation riche en fruits et en légumes, et pauvre en sel, et qui ont peu d’excès de poids, la pression change peu avec l’âge. L’étude INTERSALT a montré que la pression systolique moyenne montait le plus avec l’âge dans les populations dont la consommation moyenne de sel était la plus élevée.

Par ailleurs, une activité physique régulière diminue le risque de développer de l’hypertension, en favorisant le maintien de la souplesse des artères. Parmi les participants au BCS âgés de plus de 65 ans, 18% de ceux qui n’étaient pas actifs avait une pression artérielle élevée (supérieure ou égale à 160/95 mmHg) contre 8% de ceux qui étaient régulièrement actifs.

Pour prévenir les changements de la pression artérielle avec l’âge : veiller à son poids notamment en restant actif, manger quotidiennement des fruits et des légumes, et limiter la consommation de sel à moins de 6g par jour!

Arnaud Chiolero¹′²
Jean-Christophe Masson¹
Roger Darioli¹′²

¹ Ligues de la santé, Lausanne
² Policlinique Médicale Universitaire, Lausanne
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Les jeunes consomment moins d’alcool, de tabac et de cannabis

Les résultats de la dernière enquête suisse1 auprès des écoliers montrent que les filles et les garçons de 15 ans fument nettement moins qu’il y a 20 ans. La consommation d’alcool et de cannabis, qui avait augmenté jusqu’en 2002, a diminué pour la première fois en 2006. Ces constats encourageants ne sauraient pour autant être satisfaisants.

L’alcool reste aujourd’hui le problème numéro un auprès des jeunes. En effet, 25% des garçons et 17% des filles de 15 ans en boivent au moins une fois par semaine, et 30% des garçons et 20% des filles de cet âge disent avoir été ivres au moins deux fois dans leur vie. S’il y a une nette diminution depuis le pic de 2002, les taux sont toujours élevés et la tendance, en tout cas chez les plus âgés, reste à la hausse par rapport aux années 90. Enfin, si la consommation masculine est toujours plus importante, l’écart avec les filles se resserre au fil des ans.

Le tabac a, quant à lui, de moins en moins de succès auprès des jeunes. En 2006, environ 15% des adolescents de 15 ans fumaient au moins une fois par semaine et environ 10% chaque jour, contre respectivement 23% et 16% en 2002.

Du côté du cannabis, la consommation a aussi clairement diminué ces dernières années. La tendance à la hausse, constatée depuis 1986, est donc stoppée. En 2006, à 15 ans, 34% des garçons et 27% des filles disent avoir fumé un joint au moins une fois dans leur vie. Le taux actuel de consommation du cannabis rejoint, après un pic en 2002, celui de 1998. D’autre part, il y a de plus en plus de jeunes qui ont fumé du cannabis, puis arrêté.

Différents facteurs expliquent les régressions observées, notamment les campagnes de prévention, les débats sur la fumée passive, l’explication claire donnée à la population concernant l’illégalité du cannabis, l’introduction d’une taxe spéciale sur les alcopops, la sensibilisation du personnel de vente,…

Si l’on veut que cette évolution, globalement réjouissante, se poursuive, il faut maintenir la pression sur les milieux politiques (accessibilité réduite, augmentation des prix), poursuivre l’information du public, et soutenir les jeunes dans leurs efforts d’autonomisation. Nous nous y employons et comptons bien être à l’avenir témoins de nouvelles progressions vers le bas de ces courbes de consommation des adolescents.

¹Cette enquête a été réalisée par Addiction Suisse sur mandat de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les résultats ont été rendus publics le 21 février 2007. Pour voir le dossier de presse, rendez-vous sur le site internet d’Addiction Suisse : www.addictionsuisse.ch

Prévention des risques liés aux abus d’alcool

Un nouvel outil de communication pour le secteur
prévention de la FVA. Le secteur prévention de la Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA), qui a pour mission la réduction des risques liés à la consommation d’alcool, vient d’éditer une nouvelle brochure de présentation de ses activités. Ce document sera largement diffusé, cette année, dans le canton de Vaud.

Couverture de la nouvelle brochure

Les actions mises en place par ce service ont pour but de sensibiliser la population, notamment les jeunes, aux risques liés aux abus d’alcool et de valoriser les comportements positifs : sécurité routière, solidarité, respect des règles. Les interventions, réalisées en partenariat, s’inscrivent dans les écoles, les entreprises, les communes, les milieux festifs, sportifs et les points de vente.

Rose-Marie Notz FVA
Pour tout renseignement
l’équipe FVA
021 623 37 05
prevention@fva.ch
www.fva.ch/prevention

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Santé en entreprise: LES CRÉDITS SANTÉ une solutions pour le bien-être de tous

Le terme de « Crédits Santé » (CS) désigne un équivalent temps mis à disposition par l’entreprise, dont chaque employé peut faire usage pour favoriser sa santé dans le cadre de son activité professionnelle. Chacun se voit attribuer un capital de « Crédits Santé » en début d’année, dont il peut bénéficier tout au long de l’année. Les « Crédits Santé » peuvent être « dépensés » sur une liste d’actions et de prestations définies. Elles sont toutes directement utiles à la santé et participent à la promotion de la santé des employé (es) et ainsi, indirectement, à celle de l’entreprise.

Concept des « Crédit santé » (CS)
  • Le CS est une unité de temps (par exemple 30 minutes) mise à disposition des employé/es par l’entreprise. L’unité de temps est définie par l’entreprise.
  • Les CS sont à faire valoir dans une liste d’actions et de de prestations utiles à l’amélioration et/ou au maintien de la santé. Les actions sont proposée et/ou validées par les Ligues de la santé.
  • Une somme de CS annuelle (par exemple 50 CS) est à la disposition des employé/es.
  • Le nombre de CS est fixé au prorata du temps de travail.
  • Les CS ne sont pas cumulables. Ils sont renouvelables en cours d’année en accord avec le responsable du projet au sein de l’entreprise.
  • Les CS sont utilisés dans le cadre habituel des heures de travail. Idéalement durant la pause de midi.
  • L’organisation de la gestion horaire du CS est à définir avec chaque entreprise concernée.

Les crédits santé représentent un moyen simple, concret et peu coûteux pour l’entreprise de faire quelque chose pour la santé des collaboratrices et des collaborateurs.

C’est un moyen positif de problématiser la question de la santé et d’impliquer employés et employeurs autour des questions de santé.

L’émulation créée par l’introduction des crédits santé provoque des discussions et des regroupements propices à la consolidation de l’identité et de la culture interne de l’entreprise.

L’amélioration de la santé des employées et des employés a un effet direct sur la santé de l’entreprise.

Exemple de prestations au sein des Ligues de la santé

Promotion de l’activité physique
  • Activité physique durant la pause de midi (jogging, walking, nordic walking, fitness, tennis, natation, vélo, etc.)
  • Cours (walking, nordic walking, etc.) donné pour l’entreprise par un moniteur agréé.
  • Balade santé sur la pause de midi
Alimentation équilibrée
  • Consultation diététique
  • Cours sur l’alimentation équilibrée (thèmes à disposition)
  • Repas de midi «Fourchette verte»
Prévention du tabagisme
  • Consultation de désaccoutumance individuelle
  • Atelier de désaccoutumance en groupe au sein de l’entreprise
  • Prévention de la consommation excessive d’alcool
  • Atelier «Consommer de l’alcool : trop c’est combien ?»
Prévention et gestion du stress
  • Cours sur le stress
  • Atelier de relaxation
Prévention des maux de dos
  • Cours sur le thème du dos
  • Atelier posture à la place de travail
Soutien à la mise en place des Crédits Santé

Un professionnel des Ligues de la santé aide à la mise en place des crédits santé au sein de l’entreprise et accompagne le processus dans les entreprises. Il aide à l’ajustement du concept au sein des entreprises et valide les actions santé. Il peut proposer des documents de présentation et des mails d’explication. Ce soutien est facturé à l’heure de travail.

Anouck Luini Macchi
Promotion santé en entreprise
Ligues de la santé
Av. de Provence 12
1007 Lausanne
021 623 37 44
anouck.luini@fvls.vd.ch
www.liguesdelasante.ch

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Sport sans fumée : on s’engage

Dans l’optique d’un sport «loyal et sain»
Cool & clean

«Cool & Clean» est un programme national qui a pour objectif d’engager les clubs, les moniteurs et les jeunes sportifs à respecter différentes règles lors des activités sportives.

Dans l’optique d’un sport «loyal et sain», la question des consommations à risque y occupe une place importante; le Cipret-Vaud s’est donc allié à Swiss Olympic pour se charger de la prévention du tabagisme au niveau vaudois.

Les écoles de sport, les moniteurs et les entraîneurs inscrits au programme «Cool & Clean» pourront ainsi bénéficier de cours de perfectionnement. En effet, le Cipret-Vaud donnera aux intéressés des outils pour aborder efficacement la question du tabagisme auprès des jeunes, ainsi que des adresses en cas de besoin/questions.

Dates des cours sur:
www.coolandclean.ch d’ici le mois d’avril 2007.

Le club de votre enfant est-il déjà inscrit au programme Cool&Clean?

Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à nous contacter :
021/623 37 42 // www.cipretvaud.ch

Sport & Loisirs sans fumée :
le Cipret-Vaud vous soutient

En-dehors de cet engagement, le Cipret-Vaud s’occupe plus généralement de la promotion d’une vie sans tabac auprès des clubs sportifs et associations de loisirs du canton ; selon leurs besoins et la spécificité des événements, diverses mesures préventives sont proposées :

  • diffusion de la charte éthique «Cool&Clean» et
    promotion du concours national «Un sport sans
    tabac»;
  • sensibilisation et information aux entraîneurs/
    animateurs pour un discours commun;
  • animation de stands d’information par des pairs
    (jeunes adultes en formation dans les HES).
  • sponsoring des activités régulières ou spécifiques
    des clubs ou associations;
  • prêt de matériel : exposition, affiches, dépliants,
    vidéos, test de monoxyde de carbone, etc.

    L’équipe féminine du FC Chêne à Aubonne porte les maillots offerts par le Cipret-Vaud depuis septembre 2006

Bill Chapuisod
Cipret-Vaud
Bill.Chapuisod@fvls.vd.ch

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Edito infoligues n°13

Développement durable et santé: même combat !

On nous a parlé de développement durable dans les médias, dans les conférences internationales, et même dans les campagnes électorales. On nous a aussi parlé de santé publique, de caisse(s) maladie(s), et de violence à l’école. Mais a-t-on abordé la question du lien entre le développement durable et la santé des individus et des groupes?

La santé est un état d’équilibre au centre de 4 déterminants: la biologie humaine (le patrimoine génétique); l’environnement (naturel, immobilier,  politique) dans lequel nous évoluons; le style de vie que nous adoptons (nos consommations, nos vies professionnelle et
privée); et le système de soins dont nous bénéficions (lois, assurances, hôpitaux et institutions, cabinets médicaux et autres acteurs de la santé). En vous plaçant personnellement au centre de ces 4 pôles, vous devriez pouvoir porter un regard sur votre santé: qu’avez-vous hérité génétiquement? Où vivez vous et comment êtes-vous entourée? Quelles sont vos habitudes de vie et vos consommations? Quelles sont les ressources médicales et paramédicales à votre disposition?

Pour améliorer notre santé, le constat est clair: nous ne pouvons pas encore modifier notre patrimoine génétique; notre système de soins est performant et n’amélioreraient que peu (ou pas) la situation; en revanche, nous pouvons dès à présent améliorer notre environnement naturel, notre cadre de vie et notre vie sociale; et enfin, c’est bien au niveau de nos comportements personnels que nous avons la plus importante marge de progression du nombre d’années de vie en bonne santé, de NOTRE développement durable.

Mais ce but est loin, et notre environnement nous pousse parfois à faire des choix délétères pour la santé. Prenez cet exemple: il est aujourd’hui plus facile pour un adolescent, de se procurer, à minuit, un paquet de cigarettes, des chips, du coca et de l’essence pour son scooter, qu’un préservatif, de l’eau, une pomme ou du pain, et un bus pour rentrer!

Euvrer ensemble pour le développement durable de notre environnement naturel, construit,culturel et social, c’est travailler sur un meilleur cadre de vie. Informer sur les comportements à risque et promouvoir la santé c’est permettre aux individus et aux collectivités de faire le choix des comportements utiles à leur santé. Ces deux éléments sont constitutifs de notre qualité de vie. Travailler sur notre environnement et travailler sur nos comportements est le plus sûr moyen d’améliorer notre santé et notre qualité de vie.

LE développement durable est lié à la promotion de la santé, à NOTRE développement durable. Ils sont tous deux basés sur l’idée que nous sommes des êtres définis dans un environnement fini, et que vivre mieux ensemble et chacun est probablement plus un choix urgent et nécessaire qu’une utopie saisonnière

Jean-Christophe Masson
Secrétaire général Ligues de la santé

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05-03-2007 © LS
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